L' étrange histoire de Benjamin Button

                                     L' étrange histoire de Benjamin Button
# Posté le mardi 10 février 2009 09:06
Modifié le samedi 28 février 2009 04:52

Twilight - Chapitre 1: Fascination

                                             Twilight - Chapitre 1: Fascination

Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.



Critiques du film

La critique de Studio

Réalisatrice de l'excellent "Thirteen", sur la dérive violente d'une jeune fille sage, Catherine Hardwicke est le choix idéal pour donner corps à ce roman. Car malgré la différence de budjet entre les deux projets, on retrouve le même regard précis sur l'adolescence.
Certes d'un point de vue plus adulte, "Twilight" pâtit de certaines concessions à la culture teenager. L'utilisation de la musique, l'abus de ralentis pour souligner les choses apparaissent comme autant de fautes de goûts. Mais malgré tout, on fiinit par se laisser emporter par le romanesque de l'ensemble et par l'interprétation tout en retenue de Robert Pattinson et de Kristen Stewart, et par ce parti pris de modestie des effets spéciaux, toujours au service de la scène. "Twilight" n'a rien du film tape à l'oeil et cette humilité là concourt de manière évidente au charme qui s'en dégage.
Thierry Cheeze, Studio n°253 janvier 2009

La critique de Comme au cinéma

Le phénomène Twilight vous est peut-être passé par dessus la tête ces derniers mois, mais ça ne va pas durer. Après avoir cartonné en librairies, c'est tout naturellement qu'Hollywood a mis le grappin sur la série de livres à succès pour en faire une franchise. Le public visé est bien sûr celui de la saga littéraire (à savoir jeune et féminin), mais aussi au-delà.
L'histoire est celle de Bella, une jeune adolescente un peu marginale qui vient d'emménager dans une ville paumée des Etats-Unis. Sa vie banale se voit bousculée lorsqu'elle se prend d'émoi pour un jeune homme ténébreux au charme vampirisant. Aux commandes du film, une femme, Catherine Hardwicke, qui a apporté la touche féminine dont l'histoire avait besoin sans toutefois tomber dans le niaiseux. La mise en scène fait un peu téléfilm et manque d'audace et de caractère, mais le tout est fort bien rythmé. La photographie est de plus très jolie, à la fois sombre et humide.
Côté casting, Kristen Stewart s'en sort très bien dans la peau de Bella et porte le film sur ses frêles épaules. Face à elle, le jeune premier et prometteur Robert Pattinson s'en tire avec les honneurs. Son interprétation d'Edward Cullen tiraillé par ses sentiments et ses pulsions meurtrières est des plus convaincantes. Seul le bad guy du lot, Cam Gigandet, est assez ridicule en fronçant les sourcils pendant tout le film. Alors oui, les scènes d'action ne sont pas tout à fait maîtrisées et les effets visuels sont ratés, mais le film se rattrape sur le plan des émotions avec de très belles scènes.


La critique de Libération

Peut-on avoir des rapports sexuels sains avec un vampire ? C'est un peu la question à peine implicite qui traverse Twilight, le film qui a créé la surprise au box-office américain en capitalisant sur l'énorme succès de la série romanesque de Stephenie Meyer.
Cette adaptation n'a pas bénéficié de l'appui d'un gros studio et a été montée pour 30 millions de dollars (22 millions d'euros) par des producteurs indépendants. Cette économie ric-rac se ressent dans les effets spéciaux, qui ne peuvent rivaliser avec les blockbusters, mais le film y gagne un certain charme série B.
Sous-titré Chapitre I : Fascination (la suite est déjà en tournage), Twilight raconte comment une adolescente introvertie, Bella Swan, tombe folle amoureuse d'un type du lycée, Edward Cullen, beau gosse à la peau anormalement pâle. Cullen est mort depuis longtemps, ressuscité vampire anorexique (et/ou végétarien), éternellement jeune, qui refuse désormais de pomper le sang des humains.
Pour la jeune fille commence un flirt particulièrement dépaysant puisqu'elle est emportée dans les airs aux bras de son petit ami. Toute la tension du film repose sur la viabilité de cette idylle entre une vivante et un mort-vivant. Ici, la capacité du garçon à se retenir de se jeter sur la jeune fille pour la mordre est une manière plutôt habile d'érotiser au maximum la rencontre tout en plaidant pour la tempérance des passions.
Le film peut se voir comme un paradoxe typiquement américain : le croisement entre l'obsession sexuelle et un puritanisme chaste. Twilight milite pour un nouveau romantisme à l'heure où les gamins postent sur XTube leurs ébats avec une décontraction hallucinante.
Paru dans Libération du 7 janvier 2009
# Posté le mercredi 04 février 2009 16:33
Modifié le mercredi 04 février 2009 17:42

Twilight

# Posté le lundi 26 janvier 2009 11:06
Modifié le mercredi 04 février 2009 16:46

Les Contes de Beedle le Barde

Les Contes de Beedle le Barde
# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:57

Harry Potter, film 6

Harry Potter, film 6
Une des premières photos du film Harry Potter et le Prince de sang-mêlé: une scène clé avec Rogue!^^
# Posté le mercredi 22 octobre 2008 13:58

Woody Allen

Woody  Allen
Filmographie selective

-Whatever works (Prochainement)
-Vicky Cristina Barcelona (2008)
-Le Rêve de Cassandre (2007)
-Scoop (2006)
-Match point (2005)
-Hollywood Ending (2002)
-Escrocs mais pas trop (2000)
-Accords et désaccords (2000)
-Celebrity (1999)
-Harry dans tous ses états (1998)
-Tout le monde dit I love you (1997)
-Meurtre mystérieux a Manhattan (1993)
-Maris et femmes (1992)
-Ombres et brouillard (1992)
-Alice (1991)
-Crimes et délits (1990)
-Radio Days (1987)
-Hannah et ses soeurs (1986)
-La Rose pourpre du Caire (1985)
-Manhattan (1979)
-Annie Hall (1977)
-Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander (1972)
-Prends l'oseille et tire-toi (1969)
-Lily la tigresse (1966)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:14
Modifié le mardi 21 octobre 2008 14:34

Vicky Cristina Barcelona

Vicky Cristina Barcelona
Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...




LA CRITIQUE DE TELERAMA
Il y a une blonde, Cristina, c'est bien Scarlett Johansson, il y a une brune, Vicky, mais, surprise, ce n'est pas Penélope Cruz. Elle, c'est pour un peu plus tard. Woody Allen est comme ça : les stars viennent à lui, ses génériques se remplissent comme les soirées les plus glamour de la planète, et lui gère cette abondance sans trop forcer son inspiration. D'autres cinéastes auraient tout misé sur le capiteux tandem Scarlett-Penélope, en rejetant dans l'ombre les autres personnages féminins. Dans ce film-ci, il y a trois beaux rôles de fille, et elles n'ont même pas l'air de se marcher sur les pieds, ni d'être rationnées en répliques.

Donc, la brune Vicky (jouée par une quasi-inconnue exquise, Rebecca Hall) débarque avec la blonde Cristina pour un été de villégiature et de réflexion à Barcelone, dans la villa d'amis quinquas. L'avenir, c'est maintenant : Vicky est sur le point de se marier et de boucler un travail universitaire, Cristina doit faire le point sur ses velléités de carrière artistique en mitraillant les oeuvres de Gaudí. Mais un homme va vite interférer dans leurs méditations touristiques. Peintre à la mode, Juan Antonio les aborde au restaurant presque exactement en ces termes : voulez-vous faire un tour à Oviedo dans mon avion et coucher avec moi là-bas ?

Avec l'âge, Woody Allen s'amuse de plus en plus à jouer du sex-appeal de ses acteurs - médailles d'or dans cette discipline -, mais en les dotant de l'esprit, de la culture et de l'éloquence auxquels les personnages alléniens ont souvent eu droit à travers les décennies. Javier Bardem, irradiant la testotérone, formule non seulement ses propositions sexuelles avec l'aplomb et la nonchalance d'un don Juan, mais aussi avec des arguments dignes d'un philosophe présocratique - on exagère à peine. Face à lui, les deux jeunes femmes, irrésistiblement belles, en débattent à leur tour avec un certain brio intellectuel. Ce mélange hormones et jus de crâne produit un comique étincelant, doublé d'une sensualité à la limite de l'insoutenable. Bienvenue chez Woody Allen 2008.

A vrai dire, la révolution remonte à Match Point, premier Allen délocalisé en Europe (à Londres), première collaboration avec Scarlett Johansson. Depuis lors, le maître semble tenir la formule d'un cinéma insubmersible, à la fois d'une éternelle jeunesse et d'une maturité insondable. Si Woody le septuagénaire apparaît de moins en moins à l'écran (une seule fois en quatre films), ses héros sexy sont confrontés à des situations et des dilemmes qui recèlent les questions capitales de toute une vie.

Vicky Cristina Barcelona, qui a tous les attraits d'un délicieux marivaudage sur fond de carte postale, est ainsi un traité des passions humaines à l'acuité implacable. Au début, Cristina, impulsive, émancipée, en quête de sensations et de possibles, ne demande qu'à suivre Juan Antonio, tandis que Vicky, réservée, casée, rationnelle, ferait tout pour éloigner son amie de cette tentation inopportune. Ensuite, c'est une autre histoire. Et plus encore avec l'arrivée du fiancé new-yorkais de Vicky, bon gars tout sauf fascinant, et avec le retour de l'ex de Juan Antonio, furie dépressive et brûlante, artiste elle aussi, nocive pour les autres autant que pour elle-même - Penélope Cruz, efficace dans l'autodérision.

Comme si chacun était appelé à devenir tôt ou tard le contraire de ce qu'il paraissait, disait ou croyait être, tous se révèlent incapables de stabiliser leurs sentiments et leurs aspirations. Tous sont condamnés à éprouver de l'insatisfaction dans un désir réalisé comme dans un désir frustré, et du manque dans la plénitude déclarée. Cristina/Scarlett, « certaine seulement de ce qu'elle ne veut pas », inapte à se reconnaître durablement dans une relation ou une activité, est la quintessence de cette incomplétude, qui condamne à l'errance perpétuelle. Mais, à l'opposé, le couple d'hébergeants plus âgés incarne la tris-tesse d'avoir tenu un cap coûte que coûte, par prudence, en s'empêchant de trop ­regarder sur les côtés.

Woody Allen est diabolique, jouissant manifestement de toutes ces impasses tragiques qu'il répertorie et caractérise avec un rien. Il est aussi indispensable comme jamais, peut-être le seul à savoir faire une fête de tant de désabusement, et nous laisser, malgré les illusions perdues, sur l'ivresse d'un d'été merveilleux.


Louis Guichard






# Posté le mardi 21 octobre 2008 13:31
Modifié le vendredi 24 octobre 2008 14:26